La lingerie est sans doute le domaine où la laminette révèle le mieux son utilité. Les tissus y sont fins, proches du corps, et la moindre surépaisseur se remarque immédiatement. Cet article détaille les usages les plus fréquents de la laminette en lingerie et les choix techniques associés à chacun.
Pourquoi la lingerie est le terrain de prédilection de la laminette
En lingerie, deux exigences s'opposent en apparence : un maintien efficace et une discrétion totale. C'est précisément ce que permet la laminette, là où un élastique classique serait trop visible ou trop marqué au porter.
Les tissus utilisés en lingerie sont généralement fins, extensibles et souvent clairs ou transparents. Cela impose une matière et une largeur choisies avec soin, comme évoqué dans nos articles sur le choix de la matière et de la largeur : une laminette fine en polyuréthane s'impose presque naturellement sur ce type de tissu.
Renforcer le décolleté et les bretelles d'un soutien-gorge
Le décolleté d'un soutien-gorge est une zone soumise à une tension constante, qui a tendance à se détendre avec les lavages successifs si elle n'est pas stabilisée. La laminette posée le long du décolleté maintient la forme de la pièce sans créer de striction inconfortable.
Les bretelles bénéficient du même principe : une laminette intégrée dans la couture de bretelle limite l'allongement du tissu dans le temps, tout en conservant une souplesse suffisante pour rester confortable au porter prolongé. Sur ces deux zones, une largeur fine (4 à 6 mm) en polyuréthane est en général le choix le plus adapté.
Stabiliser les coutures de cuisses d'une culotte
Les coutures de cuisses d'une culotte constituent un autre usage fréquent de la laminette. Contrairement à un élastique classique, qui peut créer une marque ou une sensation de compression à cet endroit, la laminette stabilise la couture sans la resserrer.
Ce choix technique est particulièrement pertinent sur les modèles où l'on souhaite éviter tout élastique apparent ou toute gêne au porter prolongé, tout en garantissant que la couture ne se déforme pas après plusieurs lavages.
Laminette et fronces en lingerie : éviter l'effet de tissu détendu
Certains modèles de lingerie intègrent une légère fronce, par exemple sur le bonnet d'un soutien-gorge triangle ou sur le haut d'une pièce ajustée. Sans renfort, le tissu situé du côté non froncé peut se détendre sous le poids de la fronce et donner un rendu affaissé, peu qualitatif.
Poser une laminette du côté non froncé permet de conserver la tenue de la pièce et d'éviter cet effet de tissu détendu. C'est un détail technique peu connu des couturières débutantes, mais qui fait une réelle différence sur le rendu final d'une pièce de lingerie.
Quelle laminette choisir pour la lingerie : matière, largeur, pose
Pour la grande majorité des usages en lingerie, la laminette en polyuréthane, en largeur fine de 4 à 6 mm, constitue le choix le plus adapté : elle est discrète sous des tissus fins et clairs, et sa tenue dans le temps sans jaunissement convient bien à des pièces destinées à un contact prolongé avec la peau.
Sur le plan de la pose, la technique de la laminette cousue à l'intérieur, décrite dans notre article sur la technique de couture, est la plus couramment utilisée en lingerie pour renforcer un ourlet élastique sans qu'il soit visible depuis l'extérieur.
Pour aller plus loin
Retrouvez notre sélection de laminettes au mètre, en polyuréthane fine adaptée à la lingerie.
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Pour la technique de pose détaillée, consultez notre article comment coudre la laminette : technique et réglages.
Retrouvez l'ensemble du guide sur notre page pilier : le guide complet de la laminette en couture.